The RH Factor – Distractions (2008)

rhfactorGrand père Jazz se réveille en cette matinée printanière. Son esprit est, depuis la veille au soir, entièrement voué à la nostalgie, et cela n’a pas l’air de s’être atténué pendant la nuit. Ce matin encore, il ne cesse de se remémorer les soirées passées dans les années soixante à s’amuser en famille, avec ses fils spirituels, Miles, John ou Herbie. La nostalgie fait alors place à une certaine amertume, et Jazz se dit qu’il aimerait revivre, ne serait-ce que l’espace d’un instant, les boeufs de sa jeunesse.

C’est alors que, telle la providence, la sonnette de papy Jazz retentit. Ce dernier descend péniblement les escaliers … qui donc peut lui rendre une visite si matinale ? La porte à peine entrouverte, Jazz aperçoit son neveu Funk, reconnaissable parmi mille à son look d’enfer, mélange subtil de décontraction et d’audace vestimentaire. Et Funky, comme l’a affectueusement surnommé son oncle, ne vient pas pour rien.

Un de ses amis, Roy, a décidé de reformer la petite bande de copains qu’ils avaient créée en 2000, en compagnie de la cousine Soul et de son copain Hip Hop. Que de bons souvenirs pour Jazz. Le temps d’un premier album en commun, ils avaient su recréer cette folle ambiance qui régnait dans les seventies, en mêlant harmonieusement leurs voix, grâce à l’aide précieuse de Common, Erykah et Q-Tip entre autres.

C’est donc d’un pas décidé que Jazz suit son neveu pour cette nouvelle et prometteuse aventure. A peine entrés en studio, déjà ils se mettent au travail, le cœur à la tache. Dès le départ, Jazz et Funk retrouvent leurs automatismes passés, sur le très réussi Crazy Race, accompagnés par la douce voix de Renee Neufville, et toute leur fougue d’entant rejaillit sur le plus que rythmé Kansas City Funk. Soul, qui était juste-là resté en observatrice, se décide enfin à prendre part au set, s’invitant de la plus belle des manières sur un On The One aux accents de Mary J Blige, puis en prenant encore plus d’espace dans le studio avec le doux Family (titre plein d’à-propos ).

Funk, se sentant quelques peu délaissé, et voulant certainement faire à nouveau résonner son groove unique, prend les choses en main, en compagnie de son copain Vocoder sur Hold On ,qu’aurait très bien pu composer Rick James à la belle époque. Les trois membres de la famille parviennent ensuite à unir leurs talents sur A Place, plutôt entraînant.
C’est là que l’inattendu se produit. Au fond du studio surgit Nu-Soul, le fils de Soul et Hip-Hop, accompagné de son meilleur pote D’Angelo. Tous deux étaient présents lors de la précédente session, et ne sont apparemment pas en reste cette fois-ci. Le morceau qu’ils enregistrent avec le reste de la famille est tout simplement celui qui marquera cet enregistrement. Bullshit résonne comme un album photo familial ouvert, au sein duquel toutes les générations posent ensembles, fières et fortes de ce rassemblement.

La fin de l’enregistrement est du même acabit, dynamique et dansante à souhait. Les membres de la famille se quittent alors, sans regret, hormis peut-être l’absence cette fois-ci de Hip-Hop, retenu du côté de New-York. Cependant, tous se donnent rendez-vous le plus vite possible, au plus tard l’an prochain, si ce n’est plus tôt ….

Chronique publiée sur rap2k.com le 30/05/2006

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About Manuel De Castro

Developpeur, concepteur, rédacteur, passionné de musique(s).

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