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De redite à relecture

Pratique répandue, le remix est au HipHop ce que les “Dub versions” enfumées sont au reggae : un passage obligé. Si l’exercice peut paraître aisé de prime-à-bord, il n’en est rien dans les faits. Arriver à appliquer à un accapella une nouvelle compo, capable de se démarquer de l’originale (esprit, ambiance, voire rythme) relève de tout sauf une sinécure.  Si la majorité des remixs peinent à surpasser, voire se mettre au niveau de la première fournée, il est des exceptions précieuses.

Le “Bootleg Versions” des Fugees contient l’une de ces secondes naissances. Morceau emblématique du trio, Ready Or Not représentait sa synthèse : instru en apesanteur, flows acérés, rap et chant mêlés, des références de partout… une prouesse à priori peu aisée à reproduire. C’est ici qu’entre en jeu le talent des “réfugiés” : plutôt que de  conserver les mêmes couplets et les accoler sur une nouvelle boucle, ces derniers ont préféré en réécrire la plupart, ré-agencer le tout, afin de donner l’impression d’une histoire nouvelle autour d’un même thème.

Fugees – Ready Or Not (Clark Kent/Django remix)

L’exercice, habituel chez les Fugees (qui avaient déjà décliné leur hymne “Fugee-La” sur différentes teintes) est ici renforcé par le nouvel instrumental, délivré par Clark Kent. Autre technique imparable pour une seconde version réussie : se fouler un minimum sur la production, en se démarquant au possible des influences précédentes. Quand l’original mêlait la soul des Delfonics aux incantations celtiques d’Enya, le producteur du remix a choisi de faire appel à des inspirations plus jazzy. Et c’est à l’écoute du sample utilisé que la mention “Django remix” prend tout son sens. Magistral.

Modern Jazz Quartet – Django

PS : Petit clin d’oeil à l’oreille attentive de l’homme que l’on nomme Mr Spud, pour l’album de Bootleg des réfugiés.

Le Bon Tuyau

Si chaque génération a ses combats, la musique a toujours été un terrain favorable à la montée d’indignations en tous genres. Des moulins à vent combattus ardemment par les mélomanes frileux (ou de bon goût, c’est selon). Si les expérimentations plus ou moins artisanales menées sur les instruments ont fini par faire leur place aisément, le combat est plus ardu lorsqu’on touche à la plus naturelle des machines à mélodie : la voix.

Dernière levée de boucliers en date, l’Autotune. Un énième anglicisme qui fait frémir, pour un outil qu’on qualifie déjà de “machine à savoir chanter”. Logiciel créé il y a une dizaine d’années, l’autotune a été conçu pour corriger  la voix d’un chanteur en plein concert, ou gommer au mieux l’éventuel caquetage non-maîtrisé d’un rejeton d’Endemol en studio. Une attention louable, qui a vite été détournée par des artistes utilisant le processus comme effet intentionnel, apportant une touche “digitalo-moderne” à leurs sérénades. Cher aura été la première à utiliser le stratagème pour son come-back lifté, suivie par la nouvelle génération d’un Hip-Hop décomplexé, T-Pain ou Kanye West en tête.

Le stratagème, peu naturel et pouvant s’avérer musicalement bancal, n’a pas tardé à susciter l’émoi chez les défenseurs du terroir rapologique. Mascarade, honte, perte des valeurs… l’autotune est voué à diviser, quitte à en nier l’origine. Car, loin d’être une invention née des amours de Méphistophélès et JM Jarre, notre logiciel est le descendant d’outils plus rustiques, et devenus familiers des esgourdes mélomanes.

L’Autotune applique, de façon numérique, les effets du vocoder, de 60 ans son aîné. Machine “arti” permettant de moduler les fréquences de la voix, le vocoder a été utilisé comme outil musical à partir des années 70. Des papas de la techno Kraftwerk à leurs emblématique descendants Versaillais de Daft Punk, en passant par Herbie Hancock ou Pink Floyd, les parrains de l’outils n’auront pas été des moindres.

Le second ancêtre de l’autotune, plus musical, est la talk-box. Différente du vocoder, la “boite parlante” permet de moduler un son d’intrument (synthétiseur ou guitare) à l’aide de la voix et d’un tuyau. C’est donc en bougeant les lèvres que le musicien libère le son de l’instrument. Une sorte de fonctionnement inversé qui n’a pas tardé à faire des émules, tout aussi talentueux que ceux du cousin. Le rap est ici plus concerné, le parrain de la talk-box n’étant autre que Roger Troutman, modèle de la génération “G-Funk” de Dr Dre, 2Pac et consors. Mais ce sont les quelques vidéos d’un des premiers utilisateurs de la technique qui en démontrent l’intérêt musical -et funky- certain.

Voilà finalement ce qui devrait permettre à l’autotune de faire sa place, loin des luttes intestines : une utilisation pertinente par un artiste de talent. De quoi transformer les sceptiques en adeptes qui en redemandent, et laisser la place à un nouveau moulin à vent, ou à tuyau, au choix…

Certains s’en réclament, d’autres, plus modestes, refusent l’étiquette, et ce sont souvent les plus discrets qui méritent l’appellation. Les visionnaires, en musique comme ailleurs, sont une espèce qui se raréfie, aussi passionnante à étudier que difficile à repérer. Galt MacDermot et David Axelrod sont de ceux-là, de ces artistes capables d’intégrer ce qui a passé pour mieux imaginer ce qui vient. Des touche à tout, musiciens, compositeurs, arrangeurs, amateurs de Jazz, de Soul comme de Classique. Deux génies bien vivants, en accord avec leur temps, et qui, des années après leurs premières compos, continuent d’inspirer bon nombre de tritureurs sonores.

Galt MacDermot, c’est le voyage. Né en 1928 à Montréal, ce fils de diplomate pianiste a été baigné très tôt dans le Jazz et le classique, au point de se lancer dès ses 8 ans dans l’étude du piano. Suivant son père quinze ans plus tard en Afrique du Sud, il devient prof de musique, et découvre de nouvelles sonorités. Les percussions et chants traditionnels du Cap font echo au Jazz de Duke Ellington (qu’il vénère). C’est d’ailleurs de cette inspiration que naitra le premier titre diffusé de Galt, “African Waltz” (popularisé par Cannonball Adderley). Mené à New-York par le succès du titre, le canadien y composera son premier album, “Shapes of Rythm”, et fondera le label Kilmarnock Records.

En 1967, MacDermot se lance dans la composition de Hair. Après des débuts laborieux, le spectacle cartonne, s’exporte -presque- partout, et fait l’objet d’un film. Un succès inespéré pour son auteur, mais, surtout, un réelle aubaine, Galt pouvant alors désormais se concentrer entièrement sur la musique, sans soucis de rentabilité. Entres bandes originales de films (dont l’un des premiers estampillé “Blackspoitation”) et retrouvailles avec ses collègues Jazzmen, MacDermot avance, bidouille, explorant Amérique comme Afrique.

Comme une confirmation (peu nécessaire) de son statut de compositeur génial, Galt MacDermot aura au fil des années inspiré bon nombre de musiciens, de reprises bien senties en hommages samplés.

Héritage sélectif :
Coffee Cold >> Handsome Boy Modeling School – The Truth
Space >> Busta Rhymes – Woo Hah
And He Will Not Come Again >> Wax Tailor – Que Sera
Golden Apple, Pt II >> Jay Dee – Mash

David Axelrod, ce sont les rencontres. Le première avec les cuivres de la Soul et du Jazz, dès sa naissance en 36, suivis de près par la batterie, qui lui permettra d’honorer ses premiers contrats à 20 ans à peine révolus. Puis ce sont d’autres musiciens, d’abord Lou Rawls, puis Cannonball Adderley (encore lui), pour qui il produira albums, reprises de standards, et premiers succès. C’est chez Capitol que David sort ses deux premiers albums, “Songs of Innocence” puis “Songs of Experience”, deux petites merveilles espacées d’un an seulement.

En 1970, Axelrod quitte Capitol pour fonder sa propre maison, comme l’avait fait Galt avant lui. Il continue alors à travailler avec Rawls et Adderley, découvre de nouvelles voix, influences et inspirations, et produit de nombreux albums, dont certains ne verront jamais le jour. C’est une récente rencontre, en 2005 avec le mythique label Blue Note, qui permettra la venue au jour de “The Edge“, superbe anthologie, résumant 4 années de chemins croisés.

Comme MacDermot, Axelrod aura, dès les années 1990, inspiré le travail de nombreux adeptes du sample bien senti, de Dj Shadow à Dr Dre. Des rencontres, encore et toujours.

Héritage Sélectif :
Holy Thrusday >> Pete Rock & Ini – Think Twice
Urizen >> Jurrassic 5 – A Day At The Races
The warning talk (part 1) >> Mos Def – Hip Hop
A Divine Image >> Cypress Hill – 16 Men Till There’s No Men Left

OXYMORE. n.m. – Fig. de style.

Un oxymore est l’alliance de mots dont le rapprochement est inattendu. Deux termes accolés dont le lien s’avère tout sauf évident. L’obscure clarté du Cid de Corneille illustre souvent la figure, mais l’on pourrait citer bien des exemples, y compris dans le domaine qui nous intéresse : guitariste manchot, jazzman binaire, parolier sobre, ou encore critique objectif (…). Si, la plupart du temps, l’incompatibilité de ces mots est avérée, il arrive que certaines combinaisons finissent par prendre sens, comme une évidence.

Exemple parlant : reggae français, soit Europe et Caraibes, cagnard et climat modéré, vibe et mélodie, ganja et pinard. Une alliance qui, il est vrai ne colle pas à première vue. Et force est de constater que, depuis Gainsbourg et ses sillons enfumés, les tentatives de rapprochement franco-jamaicains auront été autant de pistes glissantes que peu auront su arpenter habilement. Parmi les quelques réussites, on pourra citer (tous styles confondus) Zenzile, Livin’ Soul, Dub Incorporation ou encore l’exilé Manjul.

Dernier cas d’oxymore qui colle en date : Mo’Kalamity & The Wizards. Activiste depuis dix ans, Mo’Kalamity a débuté comme choriste avant de s’entourer de ses “magiciens” et donner vie à un très beau premier bébé en 2005. Tout au long de Warriors of Light, le combo du Val d’Oise délivrait un reggae-roots pur jus ne souffrant pas la comparaison avec les productions maison des “Yards” de Kingston.


Sur Deeper Revolution, nouvel ouvrage, on retrouve ces éléments bluffants, prompts à berner le plus aguérit des adeptes d’Hallie Selassie. Tout d’abord, les Wizards, loin d’un backing-band basique, s’avèrent être une sacrée bande de bons musiciens. Basses profondes, riffs de guitare à-propos, flûte traversière bienvenue, et une section rythmique talentueuse (dont Mano des K2R Riddim). C’est ainsi sur un bel écrin que se pose la voix à mi-cassée de Mo’Kalamity. Et, comme un symbole du pont tendu entre France et Jamaique, la diva alterne titres en anglais, forcément plus efficaces, et quelques tentatives en français réussies (l’exercice est pourtant risqué, d’aucuns en témoigneront).

C’est donc un argument de poids qu’oppose Mo’Kalamity et ses Wizards aux défenseurs d’une incompatibilité avérée entre France et Roots. Un des premiers défenseurs de ce mariage avait affirmé, entre deux gitanes aromatisées, “Il y a une telle puissance dans cette rythmique. C’est tellement dynamique…“. Gainsbourg l’avait ressenti, Mo’Kalamity continue de le prouver.

A noter que le groupe sera en concert à La Java le 10 Décembre prochain, et que c’est à ne pas rater.

… one (exciting) video.

d&dJ’en conviens volontiers : un blog, c’est avant tout un lieu propice à refourguer du poisson de première fraicheur, en prohibant le surgelé à coins carrés. Alors, certes, les produits de saison, y’a rien de tel, mais même les disciples d’Epicure ne pourront nier l’évidence : on trouve parfois, au fond des congélos, quelques mets apportant une saveur supplémentaire à nos repas quotidiens, se résumant parfois à soupe et mets de mauvais-goût.

Sorti du freezer aujourd’hui, un ce ces clips se faisant rares sur les marchés de nos jours. Une réunion d’ingrédients de premier choix, au frais depuis 1995, sorte de poêlée de rappeurs goûtus :

The D&D All Stars – 1,2 Pass It

Les ingrédients sont ici simples, mais efficaces, et l’opulence est de mise. Une bonne demi-douzaine de MCs (Jeru Tha Damaja, Doug E. Fresh, KRS-One, Smif-N-Wessun, Fat Joe et Mad Lion), liés par une sauce “première” (connue pour être l’ingrédient de base du Gangstarr).

Le tout, saupoudré d’une grosse pincée de bon esprit Hip-Hop, est garanti sans conservateur. Date de péremption : illimitée. Ce genre de plats, on pourra y goûter à nouveau dans 10 ans et le préférer à un tambouille plus fraîche, certes, mais bien moins gouleyante.

“Parfaitement intraitables”… définitivement !

trickbeat2
Ils sont de cette jeune garde qui fait pâlir les plus conservateurs des anciens. Ces blasphémateurs sans vergogne, reniant les bases du solfège, les plus simples gammes, triturant les compositions. Ces petits français qui réinventent les outils de leurs aînés (MPC, platines, vinyles…) pour en sortir un son “live”, moderne et déstructuré. Dans la lignée des X-Ecutioners, Birdy Nam Nam ou Kid Koala, le diable mélomane a donné vie aux duos Beat Torrent et Tha Trickaz.

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Les premiers, Atom et Pfel, échappés temporaires des multi-champions du monde des DJ C2C (Coup 2 Cross), sont des habitués de la scène. Découvertes du printemps de Bourges 2009, ils mettent le feu aux foules lors de shows vidéo-sonores, mélanges de remixes hiphop, rock, electro, et de clins d’oeil malins (un hommage dynamité à M.Jackson). La phrase est sur-utilisée, un peu facile, mais tellement vraie dans leur cas : à voir en live, absolument !

De leur côté, Tha Trickaz, alias Pho et Thu, sont deux bidouilleurs d’origine vietnamienne (tout comme Onra, autre tritureur de samples), récents vainqueurs d’un concours de remix du buzzé Wax Tailor. Chez eux, pas de portes closes : entre samples, scratches, instruments live, leurs créations sont une combinaison survoltée d’influences electro-rap. Auteurs d’un premier essai très réussi, leur album “Cloud Adventures” est annoncé pour bientôt et déjà attendu par un nombre grandissant d’adeptes.

A écouter : Scars d’un côté, The Cloud EP de l’autre, hisoire de tenter d’enrôler votre grand-tonton refractaire aux délices interdits de cette diabolique jeune garde. GNIAHAHAHA !

rootsAmateurs et réfractaires en conviennent : dans le hiphop, l’image est primordiale. Look , attitude, poses adoptées, rien n’est laissé au hasard. Né en même temps que les premiers clips vidéo, le mouvement a su inclure le support à son message. Trips en Chevrolet à suspensions capricieuses, virées en soirées sales et arrosées, playgrounds suants, battles enflammés, le décor varie au rythme des lyrics ou de l’Etat traversé.

Très souvent, le dénominateur commun à ces compos hétéroclites est le bitume, qu’il soit foulé par les pieds d’un MC en goguette ou les pneus d’un “Lowrider”. La rue, c’est depuis toujours le terrain de jeu favori des emblématiques The Roots, connus pour être les pionnier d’un rap “tout acoustique”. Entre errances, ballades et instants de vie, petit passage en r(ev)ue :

Clones (1996 – Illadelph Halflife)

Forme classique du “clip de rue”, la ballade entre “homies” a ici l’originalité d’être filmée sous plusieurs angles, pour souligner l’esprit bon enfant d’un clip appuyant pourtant un morceau peu tendre envers les rappeurs-pompeurs.

You Got Me (1999 – Things Fall Apart)

Le seul vrai “tube” des Roots est accompagné d’un clip étrange et aerien. On y suit Black Thought, le leader, errant dans les rues de Philadelphie (image que l’on retrouvera 10 ans plus tard). Enigmatique, la vidéo apporte ses réponses quand démarre le fabuleux solo de batterie du chevelu ?uestlove. Magique.

Star (2004 – The Tipping Point)

Le message est ici simple, voir simpliste : “Tout le monde est une star”. Quoi de mieux pour accompagner un titre Wharolien qu’une galerie de portraits réalisée en pleine rue ? On frôle la démagogie rapologique, mais qu’importe, le morceau est bon, très.

How I Got Over (2009 – S/t)

Pour 2010, et un 9ème album studio, The Roots reviennent à leurs premières amours cuivrées (après un détour réussi par des sonorités plus binaires). Ici, on est partagés entre continuité et retour aux sources. Le message est positif, mais implacable; Black Tought s’essaye au chant mais rappe de mieux en mieux; la rue est joliment filmée mais montre un visage peu reluisant. Entre lumière et noirceur, un bon résumé des Roots finalement.

Faire-part

superflyJ’évoquais le problème dans un précédent billet : le taux de natalité a tendance à diminuer au sein des familles de fournisseurs sonores. Fécondité réduite par la main-mise des grandes enseignes, rapports moins fréquents avec les amateurs de galettes, peur des M.S.T. (Musiques Sérialement Téléchargées), les explications sont multiples. Toujours est-il que chaque arrivée d’un nouveau-né chez les disquaires indés représente une vraie raison de se réjouir.

Paulo ‘Superfly’, Manu Boubli et Julien “Djouls” Lakshmanan sont donc heureux de vous annoncer la venue au monde du shop Superfly Records. Issu de l’union des passions de ces trois activistes pour les musiques cuivrées, le nourisson est un beau bébé métis, aux origines afro-latino-américano-jamaicaines, berçé par la funk, le jazz ou, comme son patronyme l’indique, la soul des belles années. L’accouchement a eu lieu au sein du 3ème arrondissement de Paris, rue Notre-Dame de Nazareth (pré-destinée aux adorateurs du dieu son).

flysuperfly

Le berceau est d’ores et déjà rempli de vinyles et CD, souvent rares, mines de samples potentiels, de breakbeats déchainés, de plaisirs auditifs en tous genres. Et, si vous souhaitez gâter le petit, sachez que vente et échanges sont également à l’honneur. Le baptème de Superfly a eu lieu le 7 Novembre, mais les festivités sont prévues pour durer. N’hésitez donc pas à venir rendre visite à cet enfant du son, nouveau représentant d’une espèce à proteger, définitivement.

Jeopardy!

roce1 Réponse : José Kaminsky, alias Rocé.
Question : Quel rappeur français, présent depuis 1996, s’était fait connaître aux côtés de Dj Mehdi sur “On S’habitue” ?

Réponse : “Identité en Crescendo”, sorti chez No Format en 2006.
Question : Pour quel album Rocé s’est-il entouré de musiciens confirmés (Archie Shepp en tête) et de l’écrivaine Djohat, pour faire un état des lieux sans concessions de son environnement ?

Réponse : “Je Chante La France“.
Question : Quel titre de Rocé prouve que, même 3 ans après avoir été écrit, un texte peut froidement faire echo à l’actualité ?

Réponse : “L’être humain et le Réverbère”.
Question : Sur quel album, à paraître en janvier prochain, Rocé affirme-t-il notamment : “Vous avez vos réponses, moi j’ai des questions pour elles” ?

 

ROCé – Des Questions à Vos Réponses (2009)

… One track

lordLord Newborn & The Magic Skulls – Astro Blue
Ubiquity – Sept.09

Ces derniers temps, l’industrie du disque aura pris les allures d’une bibliothèque de collectionneur Marvel. Les “super-groupes” ont en effet pullulé, rassemblant ce qui pouvait se faire de mieux au sein de différentes familles. Les rockeux ont ainsi eut droit aux Them Crooked Vultures de Grohl-Homme-Jones et les hiphopeurs aux quatre maîtres-lyricistes de Slaugterhouse.

Les amateurs de funk cuivrée ne sont quant à eux pas en reste, avec la formation de Lord Newborn & The Magic Skulls, rassemblant Shawn Lee (alias Clutchy Hopkins), Tommy Guerrero et Money Mark (connu pour ses collaboration avec les Beastie Boys, entre autres). La combinaison a donné vie à un album, conçu dans des conditions proches du live et sorti chez Ubiquity le mois dernier. Un mélange bien senti de funk, soul et autres sucreries pour tympans, hors du temps et des modes, mais en plein dans la musique, assurément.

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